Universitaires avec Gaza

25/6/2026 Tribune de Universitaires avec Gaza

Quand les « libertés académiques » s'arrêtent à la Palestine

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Porté par le collectif Universitaires avec Gaza (UAG) ce texte est ouvert à la signature de toutes celles et tous ceux qui, au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche, refusent la censure des savoirs palestiniens et de la parole palestinienne, l’instrumentalisation des libertés académiques et entendent prendre position aux côtés des collègues palestinien·nes concerné·es.

Nous, membres du collectif Universitaires avec Gaza (UAG), avons été invité·es à participer à la Semaine de l’hospitalité et des libertés académiques organisée au Campus Condorcet, le lundi 23 juin 2026 afin de présenter notre rapport « Survivre au génocide à Gaza, venir en France : l’entrave des parcours des étudiant·es et des chercheur·es palestinien·nes » et notre travail sur les mobilisations universitaires face à la destruction de Gaza et l’accueil – entravé – des chercheur·es et étudiant·es en France.

C'est donc avec stupeur que nous avons appris que l’atelier consacré à la Palestine avait été censuré ou, à tout le moins, qu’il avait été soumis à des conditions par le Campus Condorcet alors même que l’ensemble du reste du programme semble avoir reçu son aval. Nous avons découvert que les organisateurices avaient demandé aux intervenant·es de renoncer au terme « génocide » dans l’intitulé de leur table ronde et de le remplacer par le terme « violence », ou d’accepter d'être relégué·es hors du programme officiel de l’événement.

Nous sommes choqué·es par cette décision et nous la contestons. Un tel contrôle de production de savoir ne peut pas avoir lieu dans une manifestation consacrée précisément aux libertés académiques. Nous sommes choqué·es que des chercheurs palestiniens en exil, invités à partager les résultats d'un projet de recherche-action soutenu par l'Institut Convergence Migrations (ICM), soient contraints de négocier les mots qu'ils utilisent pour décrire la réalité qu'ils étudient et qu'ils vivent. Et cela d’autant plus que l’emploi du terme génocide ne saurait faire débat pour qualifier la situation que subissent les Palestinien·nes de Gaza. En ce sens, la Cour internationale de Justice a rappelé le risque de génocide dès janvier 2024, les Palestinien·nes l’ont largement documenté. Les ONG et les experts onusiens sont aussi unanimes et une large partie de la recherche qualifie la situation à Gaza de génocide.

Nous exprimons notre entière solidarité avec notre collègue Omar Alsoumi ainsi qu’avec l’ensemble des chercheur·es palestinien·nes concerné·es par cette décision. Nous refusons que des universitaires palestinien·nes soient placé·es devant l’alternative humiliante consistant à censurer leur propre travail ou à être exclu·es de l'espace académique légitime.

Cette affaire ne concerne pas seulement l’organisation d’une table ronde. Elle constitue une nouvelle manifestation de l’injustice épistémique qui frappe les savoirs palestiniens dans les universités françaises et européennes !

Une fois encore, des chercheur·es palestinien·nes se voient contester le droit de nommer leur propre réalité. Une fois encore, leurs parole et savoir épistémologique sont soumis à un régime d’exception. Une fois encore, ce qui est présenté comme une exigence de neutralité fonctionne en réalité comme un mécanisme de contrôle politique des savoirs envers l’ignorance du terrain et de la théorie. Cette situation met également en lumière la persistance de formes de colonialité au sein de l’institution universitaire française. Derrière les discours sur la diversité, l’inclusion, l’hospitalité et le pluralisme, certains savoirs demeurent plus légitimes que d'autres. Certains récits peuvent être énoncés sans difficulté ; d’autres doivent être reformulés, édulcorés ou réduits au silence pour devenir acceptables.

Comme le dit Omar Alsoumi dans son livre Enfant de Palestine, les Palestinien·nes sont toléré·es comme objets d’étude ou comme victimes, mais dès lors qu’iels produisent elleux-mêmes des analyses critiques sur leur condition, leur parole devient soudain problématique.

Nous ne pouvons que constater, une fois de plus, la faiblesse morale et politique d’une partie du monde académique. Les libertés académiques sont volontiers invoquées lorsqu’elles ne coûtent rien. Elles sont célébrées tant qu’elles demeurent abstraites, consensuelles et sans risque. Mais lorsqu’un discours critique menace de troubler des équilibres institutionnels, de provoquer des controverses ou d'entamer un capital social et réputationnel soigneusement préservé, les grands principes cèdent trop souvent la place à la prudence, au calcul et au silence. La liberté académique ne consiste pourtant pas à protéger les discours dominants qui ne dérangent personne ni le discours qui opprime. Elle consiste précisément à garantir la possibilité d'exprimer des analyses critiques lorsqu'elles sont contestées, controversées ou politiquement inconfortables.

Nous refusons que l'université devienne un espace où la Palestine ne peut être évoquée qu'à condition d'être dépouillée des mots choisis par celles et ceux qui la vivent, la pensent et l'étudient. Nous refusons que les institutions académiques célèbrent les libertés académiques tout en imposant des limites politiques à l'expression des savoirs palestiniens. Nous avons toujours refusé cette dynamique et nous la refusons encore plus fortement en face d’un génocide en cours reconnu comme tel par les institutions internationales.

Face à cette nouvelle tentative de marginalisation de la parole et des savoirs palestiniens, nous réaffirmons notre solidarité avec nos collègues palestinien·nes, avec les chercheur·es en exil et avec toutes celles et ceux qui défendent une université véritablement libre, décoloniale et fidèle à sa mission critique. Nous refusons que la Palestine soit, une fois encore, placée hors du champ ordinaire des libertés académiques. Nous refusons qu’au nom d’une prétendue neutralité, les mots des chercheur·es palestinien·nes soient contrôlés, édulcorés ou rendus inaudibles. La crédibilité des libertés académiques se mesure à la manière dont elles protègent les savoirs qui dérangent. Aujourd’hui, au Campus Condorcet, c’est précisément cette crédibilité qui est mise en cause.

lien à la tribune avec signataires

11/6/2026 - Levée de fonds/fundraising      >> Donnez ici** <<

Aujourd’hui Universitaires avec Gaza avec les associations AAIEE et Pluriversité, nous levons des fonds pour soutenir les étudiant·es:

**Dons depuis la France peuvent être défiscalisés à hauteur de 66% du montant dans la limite de 20% du revenu imposable.

7/5/2026 - "Aucun rêve n'est possible à Gaza" : admis en France, des étudiants palestiniens toujours coincés dans l'enclave

Enquête, l'Etudiant

21/04/2026 - Survivre au génocide à Gaza, venir en France : l’entrave des parcours des étudiant·es et des chercheur·es palestinien·nes, rapport par Universitaires avec Gaza

Universitaires avec Gaza (UAG) est un collectif composé de personnes travaillant au sein de la recherche et de l’enseignement supérieur en France : professeur·es,maîtres·ses de conférences, professeur·es agrégé·es, chercheur·es, docteur·es, vacataires,étudiant·es, et personnels de recherche et administratifs à l’université.

Face au génocide à Gaza et particulièrement à la destruction quasi totale de son système universitaire, nous nous sommes engagé·es à créer des espaces de mobilisation, d’action concrète et de réflexions au sein de nos universités. Nous pensons que les universités et les universitaires ont un rôle à jouer, d'une part pour rétablir la vérité face à l'injustice épistémique, d'autre part pour soutenir de façon concrète les universitaires et les étudiant·es de Gaza, de Jérusalem et de la Cisjordanie. Aucun discours n'est neutre, toute position est politique. Désormais, il s’agit pour nous, membres d’une institution publique, de respecter le droit international et, de cette sorte, tout mettre en oeuvre pour empêcher ou ne pas favoriser le génocide et la politique coloniale. Nous devons agir aux côtés de nos collègues et de leurs étudiant·es à Gaza.

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14/02/2026 - Prise de parole de Universitaires avec Gaza
Manifestation pour la Palestine, Paris

Nous, membres du collectif “Universitaires avec Gaza”, prenons la parole aujourd’hui pour dénoncer les politiques restrictives du gouvernement français en matière de visas pour les etudiant·e·s palestinien·nes, en particulier lorsqu’iels viennent de Gaza. [...]

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11/11/2025 - Communiqué de :

Universitaires avec Gaza, Artistes pour la Palestine, Campagne BDS France, Education avec Gaza, Collectif Palestine Lyon Universités Solidaires (PLUS), Academic Solidarity with Palestine, Urgence Palestine, Stop Academic Complicity, Comité Palestine inter-PSL, Comités Palestine Sorbonne Université, Comité Palestine Pantheon Sorbonne, Comité Palestine SciencesPo, Coordination Antifasciste pour l'Affirmation des Libertés Académiques et Pédagogiques, Union Juive Française pour la Paix

Le Collège de France rejoint la troupe des complices du génocide

Depuis deux ans, on dénonce le “deux poids - deux mesures” de l'État français et de ses institutions, dans le respect et l'application du droit international dans la guerre menée par la Russie en Ukraine et le génocide commis par Israël contre les Palestinien·nes de Gaza. Mais il faut bien se rendre à l'évidence, c'est bien plus que ça : l'État français et ses institutions ont choisi leur camp, celui de l'apologie du génocide et de la complicité avec les crimes de masse israéliens et la poursuite de la colonisation israélienne de la Palestine. Depuis que la Cour internationale de Justice a reconnu dès janvier 2024 le risque plausible de génocide à Gaza, la France aurait dû tout faire pour prévenir, empêcher et punir la commission du “crime des crimes” contre les Palestinien·nes de Gaza, en sanctionnant Israël et ses dirigeants.

Elle n'en a rien fait. Plus encore, elle a décidé de soutenir et d'être complice de ce crime et a révélé son application à géométrie variable du droit international. En effet, si celui-ci est invoqué dans le cas de l'Ukraine, il est foulé aux pieds quand on parle de la Palestine. En 2022, la Philharmonie avait annulé des concerts d'orchestres russes. En 2023, le ministère français des Affaires Étrangères avait demandé de cesser toute collaboration culturelle avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Mais quand on parle de la Palestine, la logique est renversée : dans un cas, la représentation de l'Israel philharmonic orchestra (IPO) à la Philharmonie de Paris, qui joue l'hymne de l'État colonial, dont la sécurité est assurée par le Mossad, dont la moitié des places a été offerte au CRIF, et dont la tournée vise à redorer le blason de l'État génocidaire, est clairement politique et son annulation a été demandée pour cette raison par une opinion publique traumatisée par le génocide et éprise de justice. L'annulation n'a pas eu lieu, le 6 novembre des militant·es se sont courageusement et pacifiquement exprimé·es pour protester contre cette propagande génocidaire, ils et elles ont été violenté·es, arrêté·es et traduit·es en justice. Poursuivi·es pour avoir voulu s'opposer à une complicité avec un génocide en cours. En France, il est donc autorisé de soutenir un État accusé de génocide, mais aussi de s'en prendre à celles et ceux qui le dénoncent.

Dans un autre cas, un colloque scientifique sur la Palestine et l'Europe qui devait se tenir les 13 et 14 novembre prochain au Collège de France est annulé. Sous les auspices du professeur Henry Laurens, spécialiste reconnu de l'histoire de la Palestine, il devait réunir des personnalités telles que Josep Borrell, Dominique de Villepin, ou Francesca Albanese, mais il est annulé “en réaction à la polémique” qui l'entourait. Contrairement au cas de la Philharmonie, la liberté d'expression ou de culture n'est plus invoquée ici, car la logique n'est plus de mise. Le colloque est annulé en imputant aux organisateurs une prétendue partialité. Dans son communiqué, le ministre Philippe Baptiste, dont un collectif demande la démission, assume le paradoxe selon lequel l’annulation garantit les libertés académiques, en éloignant un supposé risque de trouble à l'ordre public.

De la même façon que l'accueil de l'IPO était politique, l'annulation de ce colloque l'est tout autant. De même que l'État français, par l'intermédiaire de son ministère de la culture, voulait accueillir l'IPO dans le but explicite de soutenir l'État colonial israélien, la direction du Collège de France, à la demande du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, annule le colloque sur la Palestine dans ce même soutien complice du génocide et afin de ne pas contrarier l'ordre établi.

S'il était besoin de montrer d'autres cas de complicités actives, rappelons que plusieurs autres séminaires universitaires sur la Palestine ont déjà été annulés, en particulier à l'École Normale Supérieure, et que le Sénat accueille aujourd'hui, 10 novembre, un colloque “scientifique” financé en grande partie par Israël et ses lobbys. Tandis que France Université se présente comme espace de défense des libertés académiques, elle s'abstient de toute prise de position face aux crimes de masse commis par Israël, tout en essayant de délégitimer le boycott universitaire. Dans le même temps, les universitaires qui dénoncent le génocide en cours et rappellent que les États ont , en vertu du droit international, l'obligation de prévenir, réprimer et sanctionner le génocide se voient discrédité·es, délégitimé·es et censuré·es.

Depuis deux ans, la France n'a jamais cessé de livrer des armes et des composants militaires à l'armée génocidaire, mais pas à l'État palestinien qu'elle vient pourtant de reconnaître hypocritement. Elle ne fait ainsi que poursuivre au grand jour une complicité avec la colonisation de la Palestine qui date depuis les prémices du projet colonial sioniste. La nouveauté est qu'elle ne s'embarrasse plus de faire semblant de respecter le droit international, ou d'adopter une simple cohérence de façade.

L'espace des libertés fondamentales (académiques, de réunion et d'expression notamment) en France se réduit dangereusement , alors que c'est l'État qui s'arroge le droit de décider ce qui est bon ou mauvais, vrai ou faux, dans une dérive qui s'apparente au fascisme. Alors qu'aucun soldat franco-israélien n'a été poursuivi pour crime de guerre, des dizaines de militant·es sont arrêté·es et poursuivi·es pour apologie de terrorisme alors qu'ils et elles font ce que la Cour Internationale de Justice exige de la France : s'opposer au génocide en cours à Gaza !

Devant l'inaction criminelle de nos institutions, nous continuerons à nous opposer au génocide à Gaza, à la colonisation en Palestine, au régime d'apartheid que subissent les Palestinien·nes et à la complicité de nos universités et de nos gouvernements.

10/11/2025 - Colloque au Collège de France

Atteinte aux libertés académiques : monsieur le Ministre, vous devez démissionner
Signez ici

31/10/2025 - Cagnotte HelloAsso

Aidez 10 étudiant·es de Gaza à échapper au danger et à venir étudier en France
Donnez ici

4/8/2025 - Communiqué du collectif CAALAP

Un châtiment collectif inacceptable
Coordination Antifasciste pour l'Affirmation des Libertés Académiques et Pédagogiques (CAALAP)

20/10/2025 - Notre communiqué

Rassemblement le 21 octobre à 18h en Place de la Sorbonne

Face au génocide qui continue en Palestine malgré le "Cessez-le-feu", un génocide qui touche de plein fouet les étudiant·es et universitaires palestinien·nes, nous, enseignant·es et chercheur·euses, personnels de l’enseignement supérieur, universitaires, appelons à un rassemblement pour interpeller le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Espace, les universités et la communauté universitaire mardi, 21 octobre à 18h, Place de la Sorbonne.

Le scholasticide et l'educide - la destruction des institutions éducatives à Gaza nous interpellent directement et nous devons prendre nos responsabilités. Nous refusons que les institutions universitaires restent inertes face à ces crimes. La communauté universitaire est appelée aujourd'hui à faire corps collectif et à prendre une position claire et publique. En tant que telle, nous avons le devoir moral, intellectuel, humain et politique de faire barrage au sens commun qui a remplacé trop souvent les savoirs scientifiques et de nous opposer aux injustices perpétrées envers le peuple palestinien.

Notre responsabilité est également d'ouvrir les portes de nos institutions à nos collègues palestinien·nes, aux scientifiques, aux artistes et aux étudiant·es. Pourtant, nous faisons face à un barrage dans beaucoup d'universités qui se traduit par de nombreux refus de considérer les candidatures PAUSE portées par nos collègues ainsi que les demandes d'inscription des étudiant.es palestinien·nes. Nous dénonçons aussi le véritable calvaire que les étudiant·es palestinien·nes doivent affronter pour préparer leur dossier et avoir l'espoir de venir étudier en France. L'exigence de répondre aux critères dits "d'excellence" pendant qu'ils et elles vivent un génocide ne relève pas seulement de la violence coloniale mais est contraire aux valeurs humanistes sur lesquelles nos universités sont bâties.

Dans un moment historique où un génocide est perpétré et diffusé en direct sur nos écrans, les universités devraient mettre tout en œuvre pour favoriser l'accueil de nos collègues et des étudiant·es palestinien·nes pour devenir l'espace par excellence de reconstruction et de réparation humaine et scientifique. Nos universités doivent être des espaces de refuge, d'accueil et de protection.

Nous exigeons :

Nous vous attendons le 21 octobre à 18h en Place de la Sorbonne

Universitaires avec Gaza
Pluriversité - Association pour une université juste et solidaire
Éducation avec Gaza

Comuniqué en PDF

Uppsala Declaration of Conscientious Objection, Uppsala University, Sweden

Faculty and staff in Swedish higher education and research declare their conscientious objection to collaborate with Israeli institutions complicit in illegal occupation, apartheid, genocide, and other violations of international law.
--> Tribune à signer de l'Université de Uppsala pour les chercheur·es EU :
       EUROPEAN DECLARATION OF CONSCIENTIOUS OBJECTION
       No academia as usual during Israeli occupation, apartheid and genocide in Palestine

3/9/2025 - Tribune, Le Monde : « Nous, étudiants qui apprenons le français à Gaza, lançons un appel à la France » :

Au nom des valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité défendues par la France, des étudiants de Gaza demandent, dans une tribune au « Monde », la reprise des évacuations suspendues depuis le 1ᵉʳ août
Le Monde

10/8/2025 - Notre tribune sur Le Monde :

« En suspendant les évacuations, la France laisse penser que les Gazaouis déjà accueillis n’auraient pas dû l’être »
Universitaires avec Gaza
Le signatures augmentent ! voir ICI

6/8/2025 - Tribune du collectif Ma'an For Gaza Artists sur Liberation :

Gaza : le gel par la France des évacuations d’artistes et de chercheurs est une tragique punition collective
Ma'an For Gaza Artists

4/8/2025 - Tribune à signer :

Arrêt des évacuations de Gaza: des universitaires appellent à leur reprise immédiate
Universitaires avec Gaza

4/8/2025 - Communiqué du collectif

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé vendredi 1er août que toutes les évacuations de Gaza vers la France sont suspendues. Nous, membres du collectif Universitaires avec Gaza, apprenons avec consternation cette décision qui va à l’encontre des valeurs de nos institutions et de notre Etat de droit.

En tant qu’enseignant·es et chercheur·es, qui mettent en avant une pédagogie d’égalité et de liberté de la pensée pour nos étudiant·es, nous ne pouvons pas rester silencieux et silencieuses face à une telle décision discriminatoire et violente.

21 universités palestiniennes ont été détruites à Gaza, après 22 mois d’une guerre génocidaire menée par Israël, documentée largement par les Palestinien·nes et qualifiée factuellement par de nombreuses ONG, expert·es onusien·es et professeur·es de droit international et alors que la Cour internationale de Justice reconnaît le risque plausible de génocide.

Nous insistons pour que le déroulement des évaluations des candidat·es à la poursuite d’études en France reprenne au plus vite ainsi que les évacuations: il en va de la crédibilité des principes qui fondent notre Université et, dans les circonstances que nous connaissons, de la vie de gens qui manifestent vouloir croire en elle.

Nous continuerons notre engagement pour accueillir de manière réglementaire et solidaire des étudiant·es admis·es dans des programmes universitaires en France ainsi que nos collègues lauréat·es PAUSE et leurs familles qui attendent depuis plusieurs mois l’évacuation vers la France.

4/8/2025 - Communiqué du collectif CAALAP

Un châtiment collectif inacceptable
Coordination Antifasciste pour l'Affirmation des Libertés Académiques et Pédagogiques (CAALAP)
On nous a appris que le silence pouvait nous sauver, mais c'est faux.
-- Audre Lorde
contact@universitaires-avec-gaza.fr